codimatra le moniteur TP

 

La pièce d'occasion face à l'exigence de montée en puissance !

Voici un article intéressant que Le moniteur matériels à écrit sur notre entreprise.

Pour le consulter rien de plus simple ! Il suffit de suive ce lien : http://pvsamplersla6.immanens.com/fr/pvPageH5B.asp?puc=006561&nu=5892&pa=1#0

 

Véritable élément déclencheur, c'est d'abord le déploiement du numérique qui a permis au secteur de la pièce d'occasion de changer de dimension. Plus besoin d'éplucher les Pages jaunes ou de multiplier les appels téléphoniques pour mettre la main sur le produit recherche. Dés cet instant, le concessionnaire a cessé d'être le point d'entrée incontournable pour se fournir en pièces de rechange.

La fin des belles années dans le secteur des travaux publics s'est ensuite chargée de mettre en lumière ce constat. De nombreux clients se sont ainsi détournés dela pièce garantie constructeur, accessible en concession, pour lui préférer des produits d'occasion adaptables, et surtout nettement moins onéreux. Mais cette révolution n'est pas le seul fait de phénomènes extérieurs à l'action des fournisseurs de pièces d'occasion. Ils ont également su accompagner la mutation de la demande en faisant évoluer leurs offres. Une société comme Codimatra, dont l'activité sur ce segment consistait historiquement à déconstruire les engins pour en récupérer les pièces déposées avant de les tester et de les remettre sur le marché, a su monter en compétence ces quinze ou vingt dernières années pour développer son expertise dans la rénovation. Un traitement qui a conduit à une amélioration de la qualité pour ensuite déboucher sur des systèmes de garantie allant maintenant j usqu'à douze mois ; autant qu’une pièce neuve.

Dès lors, le déficit de confiance du client vis-à-vis d'une pièce d'occasion s'est amenuisé, de même que la dimension rassurante d’une pièce garantie constructeur. Motivée par une opportunité de marché, cette initiative était également une réponse àla contre-attaque menée par certains grands constructeurs. Car, tandis que la pièce d'occasion gagnait ses lettres de noblesse, les fabricants, eux, misaient sur le « remanufacturing ». Rapidement, presque toutes les gammes de machines ont été concernées par cette offre de renouvellement et de conditionnement. Via cette stratégie, les faiseurs parvenaient ainsi a retrouver une certaine attractivité en termes de prix, auprès de clients qui n'avaient plus les moyens de se tourner vers le neuf. Dans le même temps, on a également vu se déployer de nouveaux contrats comprenant la machine, mais aussi son entretien, sa réparation et son futur remplacement. Pour le fournisseur de pièces d’occasion, c’est autant d'engins captifs qui resteront entre les mains du concessionnaire. Cette double offensive qui visait à cloisonner un périmètre de marché et à récupérer la clientèle perdue n'a pas été sans effets. Sur les prix d'abord, que les spécialistes de l’occasion ont dû réviser à la baisse, mais aussi sur leur vision du marché. Pour reprendre l'exemple précité, Codimatra a misé davantage sur l'export, en ciblant les nombreux pays à coût de main-d'œuvre réduit et donc plus enclins à recourir à la réparation. Si ce combat a poussé les entreprises à évoluer, il a aussi donné naissance à un certain équilibre au sein duquel la pièce d'occasion est parvenue à maintenir et à stabiliser son espace de marché. Son avenir, et celui de ses entreprises, s’inscrit désormais dans sa capacité à résoudre une équation a priori paradoxale: relever le défi de la technique et celui de la simplicité. Année après année, il faudra ainsi intégrer de nouvelles compétences pour suivre le rythme de l’évolution des machines. Aujourd'hui, les pièces proviennent encore de matériels lancés en 2008 ou en 2009, mais qu'en sera-t-il dans quatre ans lorsqu'il sera question de gérer des systèmes de post-traitement et une électronique toujours plus complexes ? Dans le même temps, il ne s'agira pas de négliger son cœur de métier: la revente de pièces en l'état. Toute une frange du marché ne peut plus se permettre une remise à niveau poussée de son parc. Il est certain qu'un entrepreneur qui voit végéter une part de ses matériels, faute d'activité, préférera toujours une petite réparation à un gros investissement.

Jérémy Bellanger